Le terrible two

Le terrible two

1- Qu’est-ce que c’est ?

 

Le fameux terrible two que l’on peut lire dans la plupart des magazines spécialisés, comme le calvaire de tout parent sur Terre. Cet état de crise émotionnelle se situe quand l’enfant est âgé d’environ 2 ans, d’où l’expression « terrible two » que l’on pourrait traduire par « les terribles 2 ans ». 

 

C’est une période de vive opposition où notre cher bébé qui était le petit ange de ses parents, celui que l’on protège, que l’on chérit s’affirme de manière très vive! Tout devient compliqué ! Pour prendre soin de lui : le laver, l’habiller, le coucher, faire une activité, manger …notre cher ange n’est pas d’accord, il ne veut pas, il nous assène de NONNNNNNN ! Tout cela accompagné de crises émotionnelles teintées de cris et de pleurs ! 

 

2- Que se passe t’il pour l’enfant ?


 

Le cerveau de l’enfant de 2 ans est bien trop immature pour être capable de maitriser ses émotions et il vit les évènements de sa vie intensément. Il n’a pas la capacité de réguler l’intensité de sa colère, sa frustration et ressent les entraves de l’adulte de manière dramatique. Il ressent  comme une agression à son intégrité les oppositions de l’adulte et les interdits qui vont à l’encontre de ses besoins naturels et profonds. Il crie son besoin de liberté et sa difficulté d’être empêché par l’adulte. 

 

Pour certains psychologues, cette période s’apparente à l’adolescence, période pendant laquelle le jeune est dans cette même affirmation de soi/opposition avec sa famille pour mieux s’individualiser de manière singulière au niveau de la société.

 

3- Que se passe t’il pour les parents ?

 

Cela ne signifie pas que tous les parents sont des dictateurs avec leur enfant! Mais naturellement en tant que parent, on veut protéger son enfant, c’est instinctif et on veut aussi parfois qu’il nous obéisse, ce qui serait gage d’une bonne éducation.

 

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais cette affirmation est encore plus forte avec les parents qu’à la crèche ou que dans la famille par exemple justement car il s’autorise à exprimer ses émotions uniquement avec les personnes en qui il a profondément confiance. Alors les « avec moi il ne fait pas ça »…merci au revoir ! Les émotions seront tout aussi fortes avec une autre personne mais seront plus somatisées sur le corps car seront moins exprimées.

 

C’est une période très difficile pour les parents qui le vivent souvent comme un échec, une perte de leur enfant rêvé, une remise en question de leur modèle éducatif tout cela ponctué de conseils éducatifs de part et d’autre, tous aussi culpabilisants les uns que les autres. « J’aurai dû être plus sévère, je ne veux pas être comme ma propre mère »…beaucoup de questionnements surgissent et mettent les parents à mal.

 

4- Qu’en dit la méthode Montessori ?

 

Le docteur Montessori parlait beaucoup de cet entrave que l’adulte exerce sur l’enfant que ce soit dans ses livres comme par exemple « L’enfant » ou ses conférences.

Elle a longuement développé l’idée qu’il était grave d’entraver l’enfant dans ses mouvements, ses actions car ce sont pour lui des pulsions vitales vers lesquelles il est naturellement poussé par quelques chose d’inné et de plus fort que lui. Plutôt que de s’opposer à lui avec son ego et ses pensées erronées comme « ce n’est pas toi qui va commander ici, c’est moi le chef… », elle propose d’accompagner l’enfant à être, l’aider à faire seul, car il est habité par ce besoin d’indépendance. 

 

5- Quelques conseils :

 

1-L’importance de l’aménagement : du matériel et des meubles adaptés à la taille de l’enfant comme on peut trouver par exemple à Ikéa, avec des aménagements tout simple comme un porte-manteau bas pour ranger son manteau, un marchepied pour atteindre ce dont il a besoin, se laver les mains, sécuriser et penser l’environnement.

 

2-Le choix : lors de la crise émotionnelle (suite à un refus de manger, de s’habiller de faire le bain…) proposer-lui un choix. Veux-tu le tee-shirt blanc ou le tee-shirt rayé? tu préfères les épinards ou ton yaourt en premier…?

 

3-La diversion : Une fois que l’émotion a été reconnu et accueillie « tu aimerais ce camion rouge je comprends que tu sois triste… Oh regarde le petit garçon la-bas …» on fait diversion en attirant l’attention de l’enfant sur autre chose pour que la crise passe.

 

4-La remise en question en tant qu’adulte : C’est bien le plus difficile, car il est difficile de répondre à une vive émotion par la raison sans tomber dans une bataille d’ego et se dire : « ce n’est certainement pas lui qui va commander dans cette maison! ». L’enfant n’est pas du tout dans cette idée-là de commander, il est juste programmé pour découvrir son environnement, devenir autonome et libre. Il serait donc préférable de garder son calme car cela aidera à baisser le seuil émotionnel et vous êtes de plus l’exemple de votre enfant.

 

Evidemment, la liberté ne va pas sans limite bien au contraire qui dit liberté dit liberté d’action dans un cadre bien défini , mais cela fera l’objet d’un autre article ;-).


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